Editions Libertaires

  • 1936-1939. Pendant trois ans la république espagnole a non seulement résisté au coup d'état fasciste de Franco mais elle a mis en place les prémisses de la plus grande révolution sociale de tous les temps. Deux cent affiches (sur 3 000 sorties pendant ces trois ans), des timbres, des cartes postales, etc. édités par les organisations libertaires (CNT, FAI, FIJL, Mujeres Libres) témoignent de tout cela. Et c'est magnifique de graphisme et de sens. Troisième édition augmentée.

  • "Quelque chose se passe en Syrie, loin des projecteurs des médias".

    C'est le cri qui ressort des multiples témoignages que nous publions ici. Nous avons l'habitude de n'entendre que l'écho du fracas des armes qui meurtrissent la Syrie au-delà de l'imaginable. Pourtant, "les énergies libérées par la révolution ont abouti à l'émergeance de centaines de campagnes et d'organisations civiles, ainsi qu'à l'épanouissement d'une culture longtemps réprimée, tant dans les arts que dans le débat critique", souligne Leila Al Shami dans ce livre.

    Recueil de textes publiés initialement en arabe ou en anglais, ce livre veut mettre en lumière ce versant si peu éclairé de la révolution et de la résistance syrienne, cette action civile sans armes aux mille visages qui ne cesse de se réinventer depuis 2011.


  • aux mains de l'individu la force s'appelle " crime ", aux mains de l'etat elle se nomme " droit ".


  • Graulhet fut capitale mondiale du cuir à son apogée dans les années 70. Ville au passé débordant, elle a connu l'euphorie de l'essor puis le désespoir de la chute. De la deuxième guerre à nos jours, trois générations d'ouvrières et d'ouvriers, originaires de Graulhet, des campagnes environnantes, d'au delà des Pyrénées et du pourtour de la Méditerranée, disent leur travail au quotidien, de leurs débuts à leur départ à la retraite ou à leur licenciement. Pour la première fois souvent, ils mettent des mots sur ce qu'ils ont vécu : les conditions d'un travail pénible, ingrat ; la polyvalence ; l'apprentissage des gestes justes qui permettent de fabriquer au bout de 200 étapes une peau de qualité. Ils sortent du silence des simples exécutants, se mesurent à ce qui a été, cherchent la bonne distance pour rendre compte, pour faire le point. Témoignages contrastés, selon que l'on se batte chacun pour soi ou collectivement pour l'amélioration de son sort, que l'on soit homme ou femme, d'ici ou d'ailleurs. Ni folkloriste, ni historique, ce recueil juxtapose des récits où dominent tantôt le désir de détailler les conditions de vie et de travail que seule la génération des plus anciens a encore connues, tantôt le combat incessant pour leur amélioration, tantôt l'accablement sous les injustices répétées, ou enfin le sentiment de celles pour qui l'atelier permit de s'affranchir d'un statut plus aliénant encore.

  • A contretemps est une revue de critique bibliographique et d'histoire du mouvement libertaire qui paraît depuis 2001, "au gré des lectures, des envies et des circonstances".
    Les Editions Libertaires lui consacrent une collection, intitulée "A contretemps", reprenant, sous forme thématique, l'essentiel des articles parus dans la revue. Après D'une Espagne rouge et noire, cet ouvrage en constitue le deuxième volume.

  • Pour donner à voir les relations complexes du secret avec la domination et la liberté, Roland Cros choisit de nous offrir des écritures, des graphies réelles et fictives à déchiffrer. Ce recueil d'aphorismes sur la clandestinité, il a voulu le saturer de signes mystérieux et opaques, ou limpides et transparents pour ceux qui en connaissent la clef. A travers cde jeux - de mots - il critique l'idéologie dominante et contemporaine de la transparence généralisée, moteur de la société de contrôle gérée par les esclaves citoyens eux-mêmes au profit des maîtres qu'ils servent. Il montre que l'acte de cacher et de se cacher n'est en soi ni bon ni mauvais, ni honteux. Sans dissimulation nous ne saurions devenir des sujets de nous-mêmes : pas de liberté possible. Roland Cros a voulu associer la figure humaine à l'écriture, pour montrer comment, dans le secret des signes, il en va toujours de l'Humain, victime des dispositifs de pouvoir, prisonnier, esclaves des réseaux de domination et, à la fois, luttant aussi pour sa liberté, à travers l'affirmation identitaire des langues et des cultures. Visible et inconnue, la parole libre est possible, elle a parfois la clandestinité pour condition. Avec ses courts cryptogrammes et ses mots puissants venus de civilisations et de cultures du monde entier, (parfois imaginaires, même) vous déchiffrerez leurs origines avec malice et plaisir (la traduction est à chercher dans un recoin) sur les couleurs « pantone » très crues, très vives, sautant au visage. pour mieux vous dissimuler la vérité des mots. Une superbe pièce supplémentaire à ce puzzle artistique et politique, qu'est cette collection « Paroles », si originale et tellement prometteuse de découvertes talentueuses nouvelles, auxquelles les libertaires sont toujours attentifs et sensibles.

  • Le Front populaire fut autre chose que des occupations d'usines et les congés payés. Ce fut aussi une étape révolutionnaire avortée du fait des mandarins syndicaux et des apparatchiks staliniens. Un moment où la social-démocratie va reculer devant le fascisme en refusant son aide à la révolution espagnole. Le Libertaire de cette époque énonce cela très clairement, comment un projet qui reste encore au coeur de la mémoire populaire fut vidé de sa substance. Etrange similitude avec la situation d'hier (1981 et le programme commun) et celle d'aujourd'hui qui voit le parti socialiste vendre son âme au sociallibéralisme.

  • Les êtres humains, parce qu'ils se pensent, sont hantés par la mort depuis la nuit des temps.
    Pour autant, bien qu'elle concerne tout le monde, chacun l'appréhende à sa manière. Ce livre recense le point de vue d'une pléiade de philosophes, d'écrivains, de poètes, d'hier et d'aujourd'hui sur la mort. Et c'est incroyable de constater à quel point il peut y avoir d'approches particulières d'une problématique pourtant intemporelle et universelle. Signe des temps en ce temps où le signe est roi, plusieurs textes de livre militent résolument en faveur du droit à mourir dans la dignité.
    Bref, pour peu qu'on estime qu'apprendre à mourir c'est aussi, et peut-être surtout, apprendre à vivre, ce livre est tout sauf mortifère.

  • Ils sont tous là, ils sont partout, ils sont venus, même les fils maudits et les enfants cachés. Dans tous les rouages de la société, ils agissent au compte de leur sainte Mère l'Église.
    Si le social-catholicisme a disparu comme courant organisé au sein de l'Église catholique, tous les hommes formés à cette école sont toujours aux postes décisifs. On est frappé de constater qu'ils sont aux manettes et qu'ils continuent d'agir sur l'orientation pour laquelle ils ont été formés.
    En égrenant les pages de ce livre, Les Hommes du Vatican, on peut constater que les noms qui y figurent sont tous aujourd'hui en responsabilité, tant dans les allées du pouvoir et des mouvements divers, tant en France qu'en Europe et dans les institutions internationales.
    Avec le triomphe de leur pénétration au sein des instances de décisions, ils n'ont plus besoin de se différencier en tant que courant.
    Ils ne sont plus une fraction, ils sont le Pouvoir.

  • Après un premier volume, nous poursuivons la découverte d'un épisode de l'histoire du xxe siècle que certains continuent d'ignorer, voire de falsifier.
    Plus de 200 affiches, carets postales, timbres retracent l'action de ces femmes et ces hommes qui combattirent pour la liberté et l'égalité : en espagne entre 1936 et 1939, en france entre février 1939 et 1945, dans les camps de concentration français et au sein de la résistance, en espagne et en france contre le franquisme, dernier avatar du fascisme historique européen. l'expression graphique en créant une émotion, un choc, a participé à ces combats.
    Affiches, timbres, cartes postales, etc..., notre pari est de montrer comment ces supports classés chronologiquement et thématiquement nous révèlent plus que leur simple compilation. par exemple, elles suggèrent la manière dont les émetteurs (graphistes et commanditaires) considèrent le lecteur : élément central de la victoire sur le fascisme ou simple consommateur, pion politique ? a cet égard, il est intéressant de comparer la production de nos camarades et celle que nous proposent aujourd'hui les partis politiques et notamment, celle des candidat-e-s à la présidence de la république de 2007.

  • En des temps que l'histoire englobe désormais de son respectable manteau, des femmes et des hommes sont montés à l'assaut du ciel, puisant en elles et en eux-mêmes la force de résister au fascisme tout en cimentant les bases d'un autre monde, libéré de la domination et de l'exploitation. cela se passa en terre d'Espagne, à l'été 36, quand une guerre civile se fit révolution.

    Les quatres personnages qui font l'objet de cette étude - Diego Abad de Santillán, Felix Carrasquer, Juan García Oliver, José Peirats - incarnent, chacun à leur manière, la longue histoire de l'anarchisme espagnol qui, le temps "du bref été" 1936, tutoya la légende. Le récit que ces quatre acteurs majeurs de la révolution espagnole nous font de leur vécu de militants, mais aussi la façon - chaque fois singulière - dont ils ont perçu et appréhendé l'événement, nous aident à comprendre ce que fut, dans toute sa complexité, cette période où s'entremêlèrent la plus belle utopie qui fût et l'éternel retour de la raison d'État.

  • Vous croyez qu'il y a des réponses à tout.
    Vous cherchez le manuel du parfait petit anarchiste. Vous croyez que tout a déjà été dit sur tout et qu'il suffit de... Vous avez la flemme de réfléchir par vous-même. Vous croyez au Père Noël, au sauveur suprême, au leader maximo, au Petit Père des peuples, au grand timonier, au génie des Carpates, au socialisme scientifique, aux avant-gardes éclairées... Alors ce livre n'est pas pour vous ! Si, par contre, vous êtes juste en curiosité d'en savoir un peu ou un peu plus sur l'anarchisme.
    Si votre révolte ne vous empêche pas d'adhérer à l'évidence selon laquelle la liberté, l'égalité, l'auto-gestion..., s'apprennent chaque jour. Si vous estimez que l'intelligence se construit. Que l'espoir est un cheminement permanent au rythme de la volonté, du doute et de la complexité... Alors lisez ce livre ! Sur le même sujet, sur le même thème, vous y trouverez plusieurs opinions qui, pour autant, ne font qu'une dans leur démarche.
    De ce point de vue, ce petit livre noir est incontournablement au petit livre rouge ce que la musique est à la musique militaire. Mais jugez-en !

  • Espagne 1936-1939. la révolution avait aussi des couleurs. Les affichent des combattant-e-s de la liberté. Le temps des cerises, le mur des Fédérés, un gréviste le poing levé, une barricade, un pavé et des affiches sur les murs de la Sorbonne... Toutes ces icônes sont définitivement associées à la Commune de Paris, au Front populaire, à Mai 68. Pour l'Espagne entre 1936 et 1939, que reste-t-il dans nos mémoires ? Un slogan : No Pasaran ! Une photo de Robert Cappa : un milicien anarchiste fauché par une balle franquiste. Un tableau : Guernica. Une, voire, dix affiches... Toujours les mêmes. Pourtant, en moins de trois ans, 3 000 affiches ont été imprimées. Plus de 3 000 " cris " collés sur les murs de Barcelone, Bilbao, Madrid, Malaga, Valence... Ce livre vous propose de découvrir deux cents affiches, timbres, cartes postales, éditées par les organisations libertaires : CNT, FAI, FIJL, Mujeres Libres, SIA... Deux cents sur plusieurs milliers c'est peu, mais c'est suffisant pour vous forger une opinion. Deux cents affiches pour réhabiliter ceux qui les ont dessinées : une soixantaine de graphistes a été identifiée, une vingtaine de biographies vous est présentée. Deux cents pour constater que leur production a été plus variée que la légende ne le dit. Pour comprendre la situation sociale, culturelle d'un quartier, d'une ville, d'un pays, il suffit de regarder ce que racontent leurs murs. C'est le pari que nous avons pris dans cet ouvrage. Ouvrez ce livre, découvrez ce que nous disent les murs de l'Espagne antifasciste.

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