Récit autre

  • L'ennemi intérieur Nouv.

    L'ennemi intérieur

    ,

    • Fayard
    • 11 Mai 2022

    J'ai 23 ans et je vais mourir.
    Nous sommes en 1992.
    La science ne se trompe jamais. Je suis atteint d'une maladie incurable.
    Je ne devais donc pas devenir, trente ans plus tard, l'homme qui allait faire exploser le schéma bancaire mondial. Cet auditeur inconnu, courtisé par les services secrets, qui finirait par coûter 1,8 milliard d'euros à UBS, le géant mondial de la gestion de fortune.
    Mais la médecine m'a accordé un répit. Pour, enfin, vous raconter mon histoire.
    Celle d'un lanceur d'alerte, pour qui le plus dur commence quand tout s'arrête : le départ de l'entreprise est une libération trompeuse.
    Je compte bien vivre le plus longtemps possible...

  • Vigneronne Nouv.

    Vigneronne

    Laure Gasparotto

    • Mon poche
    • 12 Mai 2022

    Laure Gasparotto a un rêve : devenir vigneronne. Ne plus seulement goûter et analyser les crus, légendaires, oubliés, novateurs, ni même les raconter mais tenter l'aventure à son tour. Mère de deux enfants et récemment séparée de leur père, la narratrice décide de tout changer. Épaulée par quelques amis, elle quitte Paris et achète un terrain dans les terrasses du Larzac. Ainsi naît son domaine, Les Gentillières. Au coeur de ces vallées pierreuses et secrètes, où la terre et le ciel luttent et échangent, l'enthousiasme l'emporte. La nature se donne, les jeunes enfants courent et arrachent le raisin rougissant, c'est déjà l'excitation des premières vendanges... Le monde de la vigne, pétri de légendes et de savoir-faire ancestral, est aussi un commerce, où il faut « faire son vin », le nommer, dessiner l'étiquette, le laisser prendre, le faire découvrir. Une aventure totale, entre chais, tracteurs, sécateurs et grêles...
    Car le métier est rude, obsédant et dangereux. La vigneronne est seule dans ses champs, isolée face aux raideurs de l'administration et dans un univers masculin. La vigne réclame, la vigne vampirise. Ce n'est pas un métier mais une vie...
    Dans ce récit de métamorphoses, Laure Gasparotto raconte ce changement de vie.

  • Nos cabanes

    Marielle Macé

    • Verdier
    • 7 Mars 2019

    47 % des vertébrés disparus en dix ans : faut qu'on se refasse une cabane, mais avec des idées au lieu de branches de saule, des images à la place de lièvres géants, des histoires à la place des choses.
    Olivier Cadiot Il faut faire des cabanes en effet, pas pour tourner le dos aux conditions du monde présent, retrouver des fables d'enfance ou vivre de peu ;
    Mais pour braver ce monde, pour l'habiter autrement, pour l'élargir.
    Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, sur les places. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature, dans l'élargissement résolu du « parlement » des vivants, dans l'imagination d'autres façons de dire « nous ». Cabanes de pensées et de phrases, qui ne sauraient réparer la violence faite aux vies, mais qui y répliquent en réclamant très matériellement un autre monde, qu'elles appellent à elles et que déjà elles prouvent.
    Marielle Macé est née en 1973. Ses livres prennent la littérature pour alliée dans la compréhen- sion de la vie commune. Ils font des manières d'être et des façons de faire l'arène même de nos disputes et de nos engagements.

  • La grande crevasse

    Roger Frison-Roche

    • J'ai lu
    • 4 Novembre 2020

    À Chamonix, la jolie Parisienne Brigitte Collonges n'était venue chercher que le soleil et le plaisir des fêtes mondaines. Or, Zian, un jeune guide dont la montagne est toute la vie, lui révèle les joies de l'exploit et la splendeur des paysages intacts... Un exaltant partage qui devient grand amour. Cependant, tandis que Zian se consacre à sa passion, Brigitte découvre la solitude et les angoisses de l'attente. Entourée de villageois hostiles, elle étouffe. Et cette montagne, qui avait su les réunir, lui apparaît comme une rivale, vouée à les séparer.

  • éparses

    Georges Didi-Huberman

    • Minuit
    • 6 Février 2020

    C'est le simple « récit-photo » d'un voyage dans les papiers du ghetto de Varsovie. La tentative pour porter, sur un corpus d'images inédites réunies clandestinement par Emanuel Ringelblum et ses camarades du groupe Oyneg Shabes entre 1939 et 1943, un premier regard.
    Images inséparables d'une archive qui compte quelque trente-cinq mille pages de récits, de statistiques, de témoignages, de poèmes, de chansons populaires, de devoirs d'enfants dans les écoles clandestines ou de lettres jetées depuis les wagons à bestiaux en route vers Treblinka... Archive du désastre, mais aussi de la survie et d'une forme très particulière de l'espérance, dans un enclos où chacun était dos au mur et d'où très peu échappèrent à la mort.
    Images de peu. Images éparses - comme tout ce qui constitue cette archive. Mais images à regarder chacune comme témoignage de la vie et de la mort quotidiennes dans le ghetto. Images sur lesquelles, jusque-là, on ne s'était pas penché. Elles reposent cependant la question du genre de savoir, ou même du style que peut assumer, devant la nature éparse de tous ces documents, une écriture de l'histoire ouverte à l'inconsolante fragilité des images

  • Antonietta : lettres à ma disparue

    Gérard Haddad

    • Rocher
    • 1 Septembre 2021

    Alors que la maladie d'Alzheimer de sa femme Antonietta progresse, Gérard Haddad prend la plume pour écrire à celle qui ne parle déjà plus. Ces lettres retracent la lente progression de la maladie : d'abord le déni, puis la lutte, les traitements et l'espoir de revivre « comme avant », puis les rechutes et l'entrée à l'Ehpad, peu avant l'épidémie de Covid et l'absolue solitude qu'elle impose pendant plusieurs longs mois.
    Étrangement, du creuset de la maladie émerge un nouvel amour, triomphant de tous les malentendus des années de vie partagées. Les souvenirs des moments de grâce affluent alors, et chaque instant de vie à partager encore prend une intensité et une profondeur insoupçonnée.
    Un texte poignant, qui dit toute la force d'un amour conjugal confronté à la maladie.

  • Chaque matin, Charline réveille sa voiture et sa motivation pour se rendre chez sa «patientèle». Elle a ses chouchous, tels que ce vieux couple qui se chamaille avec affection, et des patients difficiles, comme cet homme alcoolique et violent face à qui elle se sent si vulnérable. À chacun, elle prodigue des soins et un peu plus. Un coeur attentif, qui écoute sans compter, même si ce n'est pas remboursé. Voilà ce qui rend ce métier si exposé, si dur parfois, et surtout si précieux.
    Franchissons avec Charline les portes de ces maisons habitées par la maladie, la solitude, mais aussi la joie, l'espérance, l'humour (et toutes sortes d'animaux).
    Tendres, poignantes ou cocasses, ces histoires racontent cette profession à laquelle nous confions ce que nous avons de plus intime, de plus fragile, et de plus cher : nos malades.

  • Blanche

    Catherine Blondeau

    • Memoire d'encrier
    • 4 Mars 2021

    Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va ? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité. Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige un théâtre.
    En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • ça va, cher Karl ?

    Sebastien Jondeau

    • Flammarion
    • 27 Janvier 2021

    " J'ai dit au revoir à Karl ce matin. Pour toujours. Son âme et son corps ont disparu. Dans cette journée chaotique, beaucoup de monde. Trop de monde. Et puis les potes, les vrais, qui sont venus dîner ici. Programme de demain ? Presque rien. Pas envie de me coucher. Je range tout, je lave, je nettoie. Je suis comme ça, j'aime que ce soit nickel, propre, impec. Vider les cendriers, rincer les verres.
    Je ne bois pas, ne fume presque jamais, mais ce soir... " Pendant plus de vingt ans et jusqu'aux derniers instants, Sébastien Jondeau, tour à tour garde du corps, chauffeur, assistant et mannequin, a connu un destin unique aux côtés de Karl Lagerfeld. Ce livre est un album photo, une plongée dans sa vie d'avant. De la cité aux défilés, son quotidien avec Karl, dans l'ombre comme dans la gloire.

  • De thé et d'amour

    Hubert Delahaye

    • Asiatheque
    • 5 Mai 2021

    Kyoto, dans les années soixante-dix.
    Le récit est rédigé à la première personne : un jeune Français s'initie à la cérémonie du thé chez madame Yamamoto, la sensei (celle qui transmet son savoir et son expérience). On attend l'arrivée d'une des participantes, Shimizu-san. Son prénom, Ichie (à prononcer Itchié), évoque à la fois la « rencontre » (ichie) des deux jeunes gens autour du thé et le terme bouddhique ichigo ichie, littéralement "une fois, une rencontre", qui fait partie de la Voie du thé.
    Le sentiment entre les deux élèves de Yamamoto sensei prenant doucement naissance, Ichie dévoile au jeune homme le secret tragique de sa famille à l'occasion d'une cérémonie du thé inhabituelle.
    Dans cette histoire sans pesanteur, aussi légère que les gestes du thé et presque sans intrigue, tout est dans l'atmosphère, dans un sentiment d'étrangeté et de fascination qui emporte le lecteur, et dans la conduite d'une histoire savamment agencée. On pense au film sorti en 2020 de Tatsushi Ômori, Dans un jardin qu'on dirait éternel, et à Nuée d'oiseaux blancs, de Kawabata Yasunari. L'expérience de la diversité donne ici aux voix de l'intime les moyens de se livrer dans une narration sensible, récit de l'autre et révélateur de soi.

  • Abandon

    Pocock Joanna

    • Memoire d'encrier
    • 18 Mars 2021

    Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c'est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d'évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, nous abandonner à l'essence qui est au centre de notre être. Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l'Amérique indomptée et ses paysages sauvages.
    A l'aube de la cinquantaine, l'auteure Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l'imaginaire frontalier de l'Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe... Consciente de ce que l'humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l'écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c'est que vivre.
    En restituant l'Amérique dans sa démesure, Abandon aide à respirer. Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création liittéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

  • Entrée en matière : récit d'un voyage au pays de l'atome

    Anis Meilhan

    • Parole
    • 1 Octobre 2021

    Voici une fresque audacieuse et très riche ! Elle retrace les grandes étapes de l'histoire de la bombe atomique depuis le début du siècle dernier jusqu'à aujourd'hui et les grands faits scientifiques, historiques et politiques qui l'ont accompagnée.
    Mais ce n'est pas la seule audace de ce livre.
    « Entrée en matière » est écrit comme un roman s'appuyant sur le parcours d'une femme « entrée en chimie », inspirée par les figures féminines et scientifiques d'Irène et de Marie Curie. Il offre un regard authentique sur la vie de deux scientifiques, sur leurs difficultés et leurs enthousiasmes, sur une vie de famille dans ce contexte et, sur celle, encore plus particulière, d'une femme issue d'un milieu modeste qui prend en main sa destinée.
    Le récit est haletant et l'audace se niche aussi dans la forme, alternant des descriptions détaillées, des temps plus saccadés rythmés par des phrases très courtes et des passages de prose poétique qui soulignent et intensifient les émotions. Le rythme emporte le lecteur.
    Les plus exigeants trouveront également, à la fin du livre, une chronologie qui leur permettra d'aller plus loin.

  • Tisser

    Raharimanana

    • Memoire d'encrier
    • 8 Avril 2021

    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur reviste les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole. Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité. Point de vue de l'auteur : "Tisser", c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser. * Dans ce récit, la politique comme la poésie ont les mots comme matériaux. La politique, celle qui est au service des citoyens, la politique doit tenir compte des uns et des autres, et justement "tisser" le juste milieu. La poésie, elle, renouvelle ou ravive, toujours l'essence des mots, remet le sens et la beauté au centre des échanges. La poésie est politique car elle interroge le monde, propose une vision, bouscule sinon révolutionne le langage.

  • La farine, un confession

    Benoit Damon

    • Heros limite
    • 19 Octobre 2015

    La Farine est le premier livre de Benoît Damon. Sous-titré Une confession, l'ouvrage avait retenu l'intérêt de la critique comme du public. Récit âpre et tendu des années vécues entre l'adolescence et l'âge d'homme par un narrateur « en miettes », « un pitre humilié », « une caricature de Pierrot lunaire » qui se « pique à la poudre de Perlimpinpin pour garder la forme », cette remémoration d'une jeunesse fourvoyée par on ne sait quel tour de magie noire ou blanche signalait la naissance d'un écrivain. Dans une prose creusée, lapidaire et pointue, le narrateur évoque son apprentissage de boulanger-pâtissier. Les lieux, les hommes se rappellent à lui. Et les années de formation qui bien souvent déterminent la courbe d'une vie sont ici ramenées, contenues dans de brefs chapitres arrachés au silence comme autant d'éclats tranchants. Par-delà un hypothétique lecteur futur, c'est à sa mère que Benoît Damon adressait cette confession. La rage de lire qui très tôt s'est emparée de lui, ainsi que la puissance de vie léguée par «les écrivains morts» viennent éclairer la sombre traversée. Tout à la fin, une soudaine réconciliation « de moi à moi, et de mon être au monde » alertera le narrateur sur une métamorphose en cours qu'il était loin de soupçonner...

  • Ce que je peux enfin vous dire

    Ségolène Royal

    • Librairie generale francaise
    • 30 Octobre 2019

    « On voit bien que ça été parfois très violent pour vous. Mais vous n'avez rien dit. Comment fait-on pour tenir ? » Au moment où la parole des femmes se libère enfin, beaucoup d'entre elles m'ont demandé de m'exprimer sur ce qu'une femme en politique subit en silence. Et de plus en plus d'hommes me disent : « Parlez pour nos filles, nos compagnes, nos soeurs. » Je me suis donc accordé ce droit de dire, et ce droit est vite devenu un devoir. La raison du silence des femmes, c'est la peur de l'humiliation. Ce fut difficile et parfois douloureux d'écrire, car il m'a fallu revivre des épreuves que j'avais rangées dans ma mémoire.
    De plus, j'ai appris de ma longue expérience des combats écologiques la ressemblance entre les violences faites aux femmes et celles faites à la nature, avec des prédateurs qui maltraitent, salissent, exploitent, trop souvent en toute impunité. Le même vocabulaire. La même loi du silence.
    S. R.

  • Il est temps d'agir

    Carola Rackete

    • L'iconoclaste
    • 16 Septembre 2020

    Carola Rackete s'adresse à nous. Nous sommes « la génération du changement ». Activiste écolo, elle invite nos sociétés à réévaluer nos valeurs et transformer notre modèle. Cette parole engagée sera d'autant plus précieuse, à l'issue de la crise du coronavirus, dans ce que l'on appelle parfois « le monde d'après ».
    Carola Rackete a 31 ans. Celle qu'on a appelé « Capitaine Courage », n'a pas hésité, quand, le 29 juin 2019, aux commandes du bateau de secours le Sea Watch III, elle a accosté à Lampedusa pour sauver 40 migrants. Matteo Salvini, alors ministre de l'Intérieur italien, avait interdit le débarquement. Carola Rackete est passée outre. Son geste a été salué en Europe et sur les réseaux sociaux. Les médias l'ont présentée comme une Antigone moderne.
    Dans ce manifeste incarné, elle nous alerte sur la planète et sur notre rôle: « Il est urgent que nous changions nos manières de faire. Fondamentalement, ce n'est pas un problème pour les humains de trouver des solutions créatives. Nous sommes une espèce très inventive ! » Il est temps d'agir, prévient-elle. De changer. Plus que jamais.

  • Des villes cosmopolites, des véhicules volants, des habitants sous la mer ou la symphonie féerique de l'électricité... Loin des angoisses dystopiques ou totalitaires, les auteurs du XIXe siècle réinventent le futur et imaginent un avenir poétique et radieux, placé sous le signe d'un progrès triomphant.
    Cette anthologie rassemble des extraits de : Au vingt-neuvième siècle de Jules Verne, Le Vingtième Siècle et En 1965, Roman prophétique d'Albert Robida, Paris depuis ses origines jusqu'en l'an 3000 de Léo Claretie, Le Railway aérien d'Higrec, La Machine à explorer le temps d'H. G. Wells, Le Monde tel qu'il sera d'Émile Souvestre et Contes pour bibliophiles d'Octave Uzanne.

  • Amorbach ; et autres fragments autobiographiques

    Theodor Wiesengrund Adorno

    • Allia
    • 4 Février 2016

    Les écrits à caractère autobiographique sont extrêmement rares dans l'oeuvre du philosophe de l'École de Francfort, et d'autant plus précieux. Adorno s'y révèle, dans tous les sens du mot. Il y parle de musique, de son adolescence, de ses rencontres. Il multiplie les anecdotes à valeur sociologique. Et surtout, ces souvenirs sont littéralement incarnés car spécifiquemet reliés à un lieu. Amorbach, c'est le nom d'une ville d'Allemagne et aussi celui d'une abbaye bénédictine. Petite ville qui, par un phénomène de miroir inversé, permet à l'auteur de parler de l'Amérique, de la standardisation et, là aussi, d'industrie culturelle. L'on saisit mieux à la lecture de ces textes la genèse d'une philosophie de la radicalité.

  • Plaisir des météores

    Marie Gevers

    • Espace nord
    • 2 Décembre 2020

    Variations de la lumière, anecdotes, saveurs, Marie Gevers déroule en ce journal météorologique mille observations du ciel, des éléments, de la flore et de la faune dans le grand jardin de Missembourg. Les hommes y passent, à l'arrière-plan. Collectionneuse de mots pour dire tout ce qui la touche, elle s'attarde sur « azur », énumère les surnoms des plantes, cherche le « bel origan » dans un dictionnaire de botanique, prête un caractère aux arbres. Tantôt conteuse, tantôt poète, mémorialiste de Missembourg, Marie Gevers écrit Plaisir des météores en amoureuse de la vie sous toutes ses formes, traverse pour nous l'automne, retrouve les jours et les nuits de neige.

  • Usages de faux

    Gabrielle Wittkop

    • Verticales
    • 18 Octobre 2018

    «En un périlleux acte d'équilibre, il m'a fallu trouver un moyen terme entre mon refus de n'être que le strass voulant frauduleusement imiter le diamant, et le désir de préserver "ce grain de faux qui est peut-être l'idéal d'une oeuvre".».

    On pénètre ici comme par effraction dans la bibliothèque intime de Gabrielle Wittkop où l'esprit des Lumières et du libertinage voisine avec le romantisme européen, ainsi que d'autres grands classiques et modernes admirés. Ces vingt pastiches font ressurgir certains motifs propres à son esthétique de la cruauté, dont le dernier, qui délivre un supplément inédit à son célèbre Nécrophile.

  • La nostalgie de l'aile

    ,

    • Esperluete
    • 22 Octobre 2021

    Voici l'histoire d'une non-histoire, celle d'un homme qui aurait pre´fe´re´ ne pas e^tre. A uble´ d'un corps qui n'a pour lui que peu de re´alite´, il peut sans di culte´ exister a` co^te´ de son enveloppe charnelle. Il devient alors observateur de sa propre identite´ et revient a` la source, celle de son enfance. Une enfance marque´e par un double manque : la relation avec un fre`re ai^ne´ qui habitait sous le me^me toit, mais qui e´tait exclu du noyau familial, et la pre´sence-absence d'un troisie`me enfant dont il occupe la place dans l'imaginaire familial. En grandissant, il recherche le fre`re manquant. Il l'a de´couvert jeune adulte en la personne d'un e´tudiant qui semblait exister a` sa place. Cet Uriel moderne, archange solaire, ne t qu'accentuer la solitude mortelle cause´e par l'e acement de sa personne. Une seconde rencontre, celle d'un chanteur tout aussi ange´lique, creuse cette disparition de soi comme programme´e de`s l'enfance Ce re´cit d'une construction malgre´ soi, traverse´ par une nostalgie sans fond, tempe´re´ par la pre´sence bienveillante de la famille actuelle du narrateur et par la re´ve´lation de la radio - ou` le son prend la place du corps - emme`ne le lecteur dans un univers a` l'e´criture singulie`re et sensible. Une expe´rience de lecture proche de l'apne´e ou` Pascal Go aux nous emme`ne dans l'intimite´ de son enfance, avec un humour noir, mordant, a` la limite de l'autosabotage. Laurent Quillet explore cette non-pre´sence au monde dans un travail d'e acement volontaire de sa personne sur d'anciennes photos de famille. Les univers de ces deux hommes se rejoignent et se re´pondent. Dans leur démarche d'absence et de retrait du monde, ils ont trouvé leur alter ego.

  • Mes jours et mes nuits avec Liz, Gina, Brigitte, Soraya, les altesses, les actrices et les autres....

    C'est l'histoire d'un petit journaliste qui mène la grande vie et qui ne s'est jamais couché de bonne heure. Henry-Jean Servat court après les stars, les princesses, les artistes et les célébrités. Cela dure depuis trente ans ou plus, jours et nuits. Il le fait par goût, par envie et par passion, autant par choix que par obligation. Dormant plus souvent dans les avions que dans son lit, il passe son temps, d'un continent à l'autre. Il s'est ainsi retrouvé au théâtre avec le Pape dans sa résidence d'été, à la messe avec Elizabeth Taylor, dans la piscine de Sylvester Stallone, au mariage de John Travolta, en vacances avec Zinedine Zidane, dans les coffres à bijoux du Kremlin avec Michèle Mercier, dans la chambre de Madonna, dans la grotte de Lourdes avec Robert Hossein, au Stade de France en proconsul romain lançant la course de chars de Ben-Hur, sur la plage de la Madrague avec Brigitte Bardot, dans la loge d'Isabelle Adjani, dans le corbillard du fils de Bruce Lee, dans la penderie de Jeanne Moreau, à l'ouverture d'un bal avec Gina Lollobrigida, dans le dressing de Paul Mac Cartney...
    Ce livre, récit de quelques-unes de ses aventures parmi les plus folles avec des personnages insensés, raconte une époque de grâce et de drôlerie, de rosserie et d'élégance, qui continue de fasciner les foules sentimentales.

  • Rien du tout

    Olivia Tapiero

    • Memoire d'encrier
    • 6 Mai 2021

    Rien du tout, c'est l'espace où tout s'effondre, la forme, le genre, l'être. S'ouvre le trou noir, auquel il faut revenir pour naître. Ces fragments frôlent l'extinction, débordent, fuient, rejoignent la chute, les limites. Se mêlent et se contaminent générations, itinéraires, désirs. Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. L'écrit revendique sa survie, irrécupérable, jusqu'à la fin.

empty